Née à Sâo Paulo (Brésil), Ana Rossi fuit le Brésil en passant par l'Argentine suite à la répression instaurée par le régime militaire au pouvoir depuis 1964. En 1974, la famille se rend en Belgique, où elle vit pendant sept années. Scolarisée en français, et apprenant le flamand et l'anglais, ce vécu linguistique nourrit sa relation avec les langues.
De retour au Brésil à la fin de l'année 1980, elle finit ses études secondaires et conclut ses études universitaires à l'Université de Brasilia. Ensuite, elle retourne en France, où elle se diplôme en histoire (DEA), et termine un doctorat en sociologie à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, d'abord à Paris, ensuite à Marseille. Cette même année, elle quitte la France pour enseigner en français la sociologie à l'Université de Galatasaray (Faculté de communication). De retour en France, elle devient professeur de lettres modernes.
Sa production poétique se nourrit des langues d'Europe (français/ portugais/espagnol/flamand), et celles de l'Amérique Latine (brésilien/guarani), et de leur mouvement aussi bien à l'intérieur d'une même langue que dans le passage d'une langue à une autre par le travail de traduction. Pour elle, l'écriture poétique est un travail de traduction.
Elle anime des ateliers d'écriture poétique, et de traduction poétique.
Elle a lu ses poèmes dans Lire en Fête, Festival Belles Latinas,...
Sa production comprend deux recueils de poésie, nous la mémoire, publié aux éditions La Roulotte en 2006, et historiographies premières, publié aux éditions Arcoiris en 2008.
Elle publie aussi des articles dans des revues en France sur la poésie et la poétique (Latitudes, Espaces Latinos, Revue Arcoiris,...)